Évolution de la qualité des plantes fourragères

Les plantes sont faites de cellules qui sont composées de parois cellulaires et d’un contenu cellulaire à l’intérieur. Le contenu intracellulaire est assumé à 100% digestible et ne varie pas avec la maturité de la plante. Par contre, la composition des parois cellulaires évolue avec l’âge de la plante. Ainsi, plus la plante vieillit, plus les parois cellulaires synthétisent de la lignine, qui est non-digestible par la vache. La proportion de fibre dans la plante entière augmente également avec la maturité ce qui réduit la digestibilité et la qualité du fourrage.


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La digestibilité

Le concept est relativement simple à l’origine. Par exemple, si un animal consomme 10 kg de foin et que 4 kg de fumier (sur une base sèche) est produit, ce foin est digestible à 60%. Plus l’aliment est digestible, plus l’animal en retire de l’énergie.


Les composantes de la qualité des plantes

En général, les nutriments les plus utiles pour l’animal se trouvent dans les feuilles des plantes plutôt que dans la tige. Ceci est vrai autant pour les graminées que pour les légumineuses et plus la plante est mature, plus c’est vrai. Le ratio feuille/tige reflète assez directement le niveau de qualité de la plante à la récolte. Plus il sera élevé, meilleure sera la qualité du fourrage.


Tableau. Caractéristiques des feuilles et tiges de la luzerne

ADF, % PB, %
Plante entière 31 18
Feuilles 23 26
Tiges 37 11


Source: Forage Quality, Bruce Pinkerton, Clemson University

La courbe de croissance des fourrages

La qualité des fourrages est directement reliée à la quantité de feuille par rapport aux tiges, soit le ratio feuilles/tiges. À mesure que la plante mature, la proportion de tige augmente et la qualité diminue. La qualité des feuilles varie peu pendant la vie de la plante. Par contre, la qualité de la tige diminue rapidement à mesure que celle-ci s’allonge. De la lignine est alors produite pour donner de la force à la tige qui doit soutenir la tête et les graines éventuellement formées. C’est ce qui cause l’augmentation des valeurs d’ADF et de NDF.


Les 4 phases de la croissance des plantes sont :

1-­Phase lente : En fonction du faible nombre de feuilles qui captent le soleil et effectuent la photosynthèse. La production d’amidon, d’hydrates de carbone permet à la plante de former sa structure.

2-­Phase rapide de croissance où le rendement augmente rapidement.

3-­La croissance ralentit parce qu’elle dirige son énergie vers la reproduction, soit la production de graines. Le rendement ne monte plus

4-­Le rendement diminue parce qu’après la formation de graines, chaque tige mourra. Même si de nouvelles tiges sont produites, la densité au sol fait en sorte que les nouvelles feuilles n’obtiennent pas suffisamment de lumière et cessent de se développer. Les nutriments sont redirigés vers les racines d’où une diminution du rendement à l’hectare.

Comme le mentionne le Dr. Pinkerton de Clemson University en Caroline du Sud, « il devient évident qu’on ne peut avoir à la fois la meilleure qualité et le plus haut rendement. Plus vous voulez de la qualité, plus il faudra accepter un rendement inférieur, et vice versa ».

Référence: http://www.clemson.edu/agronomy/grasslands/basic/forage.html

05.01.2009